Une forêt pour les arbres

Une forêt pour les arbres

Les forêts tropicales sont au cœur de la survie de nombreuses communautés à travers le monde. Ces forêts d’une grande biodiversité peuvent accueillir plusieurs activités (chasse, pêche, élevage de subsistance, industrie forestière et récolte de caoutchouc) si ces dernières sont menées de façon durable. Si ce n’est pas le cas, ces activités représentent un risque pour l’environnement, de même que pour l’avenir économique et social des personnes qui dépendent de ces forêts.

C’est là qu’entrent en scène Cuso International et la forêt modèle, une forme de gestion durable des ressources naturelles, un concept canadien qui a pris racine dans une trentaine de pays, dont le Cameroun.

Dans la forêt modèle de Campo Ma’an, au Cameroun, Cuso International a établi des partenariats avec plusieurs intervenants (dont le Réseau international de forêts modèles et le Réseau africain de forêts modèles, des organismes gouvernementaux, des groupes communautaires et des entreprises locales) pour aider la communauté à élaborer et mettre en place un plan de développement durable.

« Le but du projet de forêt modèle est d’améliorer les revenus et les conditions de vie des gens », explique Jean-Marie Johnston, un coopérant-volontaire de Cuso International.

Jean-Marie et ses collègues, qui visent une croissance économique à long terme, explorent la possibilité de replanter des arbres fruitiers. Les fruits pourraient nourrir la population, tandis que les herbes et les feuilles pourraient être utilisées comme médicaments. De plus, les produits pourraient être vendus au marché pour générer des revenus supplémentaires. Les autres options prometteuses sont le développement de l’écotourisme et la commercialisation d’artisanat local.

La durabilité environnementale est au cœur de l’approche de la forêt modèle. Si le concept est encore relativement nouveau dans les pays en développement, elle fait tranquillement son chemin. Dans la région de Campo Ma’an, par exemple, on cherchait traditionnellement à couper le plus de bois possible pour le vendre. Aujourd’hui, la population comprend que ce n’est pas une approche durable. Elle est donc ouverte à trouver des façons novatrices et durables de générer des revenus.

Il peut s’avérer difficile de parvenir à un consensus parmi toutes les personnes qui dépendent de la forêt pour survivre, mais tous les efforts sont faits pour y arriver. « Les gens sont motivés à l’idée de travailler ensemble parce qu’ils ont un objectif commun : assurer un avenir durable à leurs enfants et à leurs petits-enfants », explique Jean-Marie.

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