Une année riche en actions : le volontariat avec Cuso International à Saint-Vincent-et-les-Grenadines
Récits
Lorsque vous entendez le mot « bénévolat », quelle est la première chose qui vous vient à l’esprit ? Peut-être s’agit-il d’un pays étranger, d’une forme de travail sur le terrain, ou peut-être pensez-vous simplement à venir en aide à quelqu’un dans le besoin. Pour ma part, j’ai toujours imaginé que le bénévolat englobait toutes ces choses et bien plus encore. Je m’imaginais capable d’aider au moins une personne, d’apporter une contribution significative et de repartir en sachant que j’avais fait une différence dans le monde, même si c’était de la manière la plus modeste et la plus discrète qui soit.
Je savais également que cette expérience me transformerait moi aussi, qu’il ne s’agirait pas seulement de ce que j’apporterais, mais aussi de ce que j’apprendrais, ressentirais et garderais en moi longtemps après la fin de cette expérience.
Eh bien, mes 12 mois de bénévolat dans les Caraïbes ont dépassé toutes mes attentes et m’ont apporté bien plus que je n’aurais pu l’imaginer.
Prendre racine dans un nouveau pays
Le thème principal de mes premiers mois a sans aucun doute été « l’adaptation ». J’ai dû tout réapprendre : comment me déplacer, les types d’aliments disponibles, où faire mes courses, et plus généralement comment me débrouiller de manière autonome dans un nouveau pays. Cela n’a pas toujours été facile, mais il y avait toujours quelqu’un à mes côtés pour m’aider en cas de besoin. C’est aussi pour cette raison que je serai éternellement reconnaissante que ma première expérience de volontariat se soit déroulée avec Cuso International. Avant même de descendre de l’avion, j’ai été soutenue par tout le monde : du responsable du soutien au pays au coordinateur de projet, en passant par l’ensemble du personnel du Conservation Fund. Chacun a fait de son mieux pour m’aider à m’installer, ce qui a rendu les journées les plus difficiles dix fois plus faciles à vivre.
Le travail bénévole proprement dit
Même si vous vous trouvez dans un autre pays et que vous essayez de vous adapter à cette nouvelle réalité, vous devez garder à l’esprit que vous êtes là dans un but précis. Vous êtes là pour mettre à profit les compétences ou les qualifications que l’on a reconnues en vous afin d’effectuer le travail sur le terrain. J’ai pu m’intégrer assez rapidement au SVG Conservation Fund car je suis restée ouverte à l’apprentissage et disposée à m’impliquer. Je ne savais pas tout à fait à quoi m’attendre en ce qui concerne le travail proprement dit, mais j’ai été agréablement surprise de constater à quel point j’étais intégrée aux activités quotidiennes qui soutenaient directement les projets en cours.
J’ai pu participer à de nombreuses visites de terrain, ce qui m’a également permis de découvrir l’île plus en détail. Au fil du temps, j’ai appris des choses sur l’environnement et la conservation dont je n’avais absolument aucune connaissance auparavant, et cela a vraiment élargi ma compréhension de l’importance du travail effectué sur le terrain.
Compter les jours ou faire en sorte que chaque jour compte
Même s’il y aura de nombreux bons jours, vous devez accepter le bon comme le mauvais. Il y aura des moments de solitude, où votre foyer vous manquera et où vous aurez envie de retrouver votre zone de confort. J’ai moi-même souvent eu envie de tout laisser tomber et de rentrer chez moi, mais ce qui m’a aidée, c’est qu’au lieu de compter les jours, j’essayais toujours de faire en sorte que chaque jour compte.
Je me rappelais que cette expérience ne se produirait qu’une seule fois et qu’avant même de m’en rendre compte, elle serait terminée. Je me suis donc attachée à apprécier chaque instant, à rester ouverte à chaque nouvelle expérience et à profiter pleinement des personnes qui m’entouraient. J’ai également fait un effort conscient pour rester en contact avec mes amis et ma famille restés au pays grâce à des appels vidéo, des messages et des visites ; ce qui a été grandement facilité par les avantages offerts par le volontariat avec Cuso International et les jours de congé qui y sont associés.
En même temps, j’ai appris l’importance de tendre la main pour créer des liens chaque fois que j’en avais besoin. Vous n’avez pas à traverser cette expérience seule, même lorsque cela commence à vous sembler insurmontable et que vous en avez assez d’essayer de vous adapter à tout. Il est important de vous appuyer sur les personnes qui sont là pour vous soutenir et de ne pas avoir peur de demander de l’aide lorsque vous en avez besoin.
Je n’y changerais rien
Au bout du compte, j’ai pu me forger des souvenirs inoubliables tout en faisant quelque chose que j’aimais. J’ai rencontré des personnes formidables, découvert des endroits magnifiques et appris à connaître une culture unique et dynamique. J’ai également eu le privilège de participer à la narration d’histoires poignantes sur des personnes réelles et la vie qu’elles mènent. Si je devais recommander le volontariat à qui que ce soit, je le ferais sans hésiter, et Cuso International serait la première organisation que je suggérerais. Honnêtement, je n’aurais pas pu mener à bien mon stage sans leur soutien indéfectible, qu’il s’agisse des appels mensuels, des messages hebdomadaires ou des personnes qui m’ont guidée tout au long de mon parcours. J’ai hâte de vivre de nombreuses autres expériences de volontariat, et j’ai hâte de découvrir ce que l’avenir me réserve. Je suis heureuse de pouvoir dire que Saint-Vincent-et-les-Grenadines est désormais devenu ma deuxième maison.