Alléger un fardeau lourd à porter

Alléger un fardeau lourd à porter

La guerre d’Ambazonie (ou crise d’Ambazonie, comme on l’appelle au Cameroun) a poussé des milliers de personnes à quitter le Sud du Cameroun pour trouver refuge au Nigeria. Des personnes comme Iyali, une jeune femme de 18 ans qui nous parle de son déplacement, de ses difficultés et de ses perspectives d’avenir.

« Pendant mon enfance au Cameroun, j’ai vécu de beaux moments et des moments difficiles, raconte Iyali. La crise actuelle au Cameroun nous a obligés à fuir notre pays. Il y a tellement de violence. Bien des gens ont perdu leur vie, et les écoles ont dû fermer. En quittant le pays, nous avons perdu nos gagne-pain, nos emplois et nos entreprises. Sans programme ni soutien, bien des familles auraient terriblement souffert. »

Iyali participe actuellement au programme SKILLS de Cuso au Centre de ressources pour les jeunes, qui donne des cours de littératie numérique aux jeunes pour qu’ils puissent se débrouiller avec les nouvelles technologies. Financé par l’UNHCR et mis en place par Cuso dans les États de Cross River, Benue et Taraba, au Nigeria, le programme SKILLS vise à protéger les réfugiés comme Iyali et à leur prêter assistance. Ces centres sont à la fois des havres de paix et des lieux remplis d’espoir. Les jeunes y suivent des cours théoriques et pratiques pour améliorer leur employabilité et leurs conditions de vie. Ces centres offrent de nouvelles perspectives à des gens qui croyaient leur avenir complètement bouché. « Grâce à ce programme, bien des gens, dont moi, ont pu recevoir une aide plus que nécessaire. Cela allège notre fardeau, qui est lourd à porter, explique Iyali. Je suis passionnée de technologie, et Cuso m’aide à faire de cette passion une expérience pratique. »

Au Cameroun, les femmes et les filles sont traditionnellement confinées aux tâches domestiques. Elles s’occupent de tout ce qui touche la cuisine, le ménage et l’entretien ménager. Cela accentue leur manque de pouvoir, d’autonomie et d’indépendance. « J’espère qu’un jour les Camerounaises réaliseront qu’elles peuvent faire beaucoup plus et que leur avenir ne se limite pas aux tâches ménagères, ajoute Iyali. Les choses ont changé. Avant, je n’avais rien à faire. Maintenant, j’ai hâte de commencer mes journées. Je fais quelque chose que j’aime tout en apprenant. »

Avec votre aide, nous pourrons faire encore plus pour les filles comme Iyali. Aidez-nous à leur offrir de meilleures perspectives d’avenir : faites un don sans tarder!