Voir le VIH/SIDA autrement

Voir le VIH/SIDA autrement

Éliminer les obstacles aux services de santé au Cameroun.

Au Cameroun, les personnes vivant avec le VIH/sida sont souvent perçues comme étant « ternies, inférieures ou corrompues ». Bien des gens ont peur de le dire à leur famille par crainte d’être rejetés. Sans compter que de nombreuses personnes n’ont tout simplement pas accès à de l’information exacte, un problème qui est amplifié par le fait qu’on compte plus de 300 groupes ethniques différents dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

L’ignorance et la désinformation ont des conséquences graves sur la vie quotidienne des personnes vivant avec le VIH/sida. C’est ce qui a amené Greg Spira, un coopérant-volontaire de Cuso International, au Cameroun.

Greg Spira a passé deux ans au Cameroun comme coopérant-volontaire de Cuso International, en compagnie de son épouse. Pendant cette période, il a collaboré avec plusieurs partenaires dans le but de faire la lumière sur les obstacles et les préjugés subis par les personnes vivant avec le VIH/sida.

Le projet auquel Greg participait distribuait des appareils-photos aux personnes vivant avec le VIH/sida afin qu’elles puissent prendre des instantanés de leur vie quotidienne. Ces photos servaient ensuite à lancer des débats sur les difficultés rencontrées, les services reçus et la signification de leur maladie au quotidien.

« Bien des gens ne sont pas bien renseignés sur le VIH/sida. Cela est en partie dû à la tradition et à la culture. Si les gens croient dès le départ que l’information fournie va à l’encontre de leurs croyances, ils n’écouteront tout simplement pas », explique Greg.

La vérité concernant le VIH/sida doit don être communiquée de façon à inviter les gens à discuter. Or ce n’est pas aussi simple que cela pourrait en avoir l’air dans un pays aussi diversifié que le Cameroun. C’est pour cette raison qu’est né le projet de photographies. Les photos permettaient de surmonter les barrières linguistiques et les divisions ethniques. De plus, Greg travaillait avec des partenaires locaux pour faire le pont entre les différents groupes ethniques.

Changer la perception du VIH/sida ne se fait pas en criant lapin, mais les choses avancent. On commence tranquillement à voir de la lumière au bout du tunnel!

 

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