Utiliser la mondialisation pour le bien

Utiliser la mondialisation pour le bien

Un ancien de Cuso International dirige un groupe de collégiens de Colombie-Britannique qui vient en aide à des riziculteurs laotiens

Les coopérants-volontaires de Cuso International sont des gens remarquables. Prenez Nick Robinson, par exemple. En 1978, Nick, sa femme Gail et leur petite fille partent en Papouasie-Nouvelle-Guinée, une colonie australienne, pour une affectation de deux ans. Trois ans plus tard, le pays obtient son indépendance. Pendant leur séjour, Nick travaille dans la fonction publique afin de faciliter la transition des nouveaux fonctionnaires locaux. Nick se souvient avec plaisir de son expérience de coopérant-volontaire. « J’avais le sentiment d’être au cœur du changement », explique-t-il.

Trente-six ans plus tard, Nick reprend contact avec Cuso International afin d’offrir une occasion unique d’apprentissage à ses étudiants du Collège North Island, en Colombie-Britannique, où il enseigne les affaires et l’économie. Son cours le plus populaire, Mondialisation et commerce international, offre aux étudiants la possibilité de participer à un projet concret et de changer le monde.

Chaque trimestre, les étudiants inscrits à ce cours étudient les possibilités d’exportation des entreprises participantes. « Je voulais ajouter un volet pratique au cours afin que les étudiants acquièrent de l’expérience sur le terrain », explique Nick. En 2014, sa classe a choisi l’importation de riz laotien au Canada dans le cadre d’un projet de coopération volontaire en ligne avec Cuso International. Le projet s’intéresse aux petits agriculteurs qui produisent principalement du riz et qui pratiquent essentiellement une agriculture de subsistance. L’objectif principal du projet consistait à explorer les possibilités offertes aux fermiers souhaitant exporter leur riz au Canada et ailleurs dans le monde. En plus d’amener les étudiants à relever un défi de taille, ce projet pouvait augmenter considérablement les revenus des producteurs et, par conséquent, améliorer la vie de leur famille.

Pendant les 10 semaines du projet, Nick a assigné des tâches aux étudiants en fonction de leurs intérêts, de leurs forces, de leurs préférences et de leur parcours. Hollie Shewfelt, l’une des participantes, s’est d’abord sentie dépassée par l’ampleur du projet. Mais grâce à la recherche menée par son petit groupe de quatre étudiants, Hollie a développé une expertise en distribution du riz, tout en gardant à l’esprit les objectifs des fermiers laotiens. Hollie trouve que Cuso International a été très utile quand ils ont eu besoin d’information. « Ils nous ont aidés à comprendre ce que nous devions faire au Canada pour aider les fermiers laotiens à accroître leur production et à développer de nouveaux marchés », précise-t-elle.

Les fermiers laotiens produisent un riz glutineux très collant, que l’on ne trouve pas facilement au Canada. Pendant ses recherches, le groupe d’Hollie s’est essentiellement posé deux questions : 1) existe-t-il un marché pour le riz glutineux au Canada; et 2) les fermiers laotiens pourraient-ils produire d’autres variétés recherchées, comme riz au jasmin. Leur recherche a révélé que le riz certifié biologique se vendait beaucoup plus cher, ce qui rendait ce produit très intéressant pour les riziculteurs. Les étudiants ont ensuite cherché à savoir comment les fermiers pourraient exporter leurs produits au Canada. Hollie a envoyé des questions à quatre distributeurs canadiens sur le riz biologique et les règlements en matière d’emballage et d’exportation. Le directeur général de l’un d’entre eux a pris le temps de répondre à toutes ses questions.

Hollie et ses collègues ont envoyé leurs découvertes à Tim Straker-Cook, le représentant national de Cuso International au Laos, qui travaille avec Nick et ses étudiants sur ce projet. Tim souligne l’apport précieux de ces jeunes coopérants-volontaires en ligne, qui ont grandement contribué au travail de son équipe sur le terrain. « Nous n’aurions eu ni le temps, ni les ressources, ni l’expertise d’effectuer une telle analyse en profondeur des différents éléments de la chaîne d’approvisionnement du riz, explique Tim. Ils nous ont indiqué la bonne direction et les possibilités de nouveaux marchés. »

Les projets à grande échelle comme celui-ci ne se réalisent pas en un jour. Lorsque le cours s’est terminé, à la fin de 2014, Hollie et ses collègues sont passés à autre chose, mais cette expérience leur a laissé une impression mémorable. « Au début, je voulais simplement avoir un “A”, puis j’ai découvert le plaisir de contribuer à un vrai projet, qui pouvait vraiment transformer la vie des gens », raconte Hollie. En faisant de la coopération volontaire en ligne, Hollie s’est aperçue qu’elle pouvait avoir énormément d’impact en utilisant simplement un ordinateur et une connexion Internet. « Qui aurait pu croire qu’une femme de Vancouver pouvait aider un fermier à l’autre bout du monde?, ajoute-t-elle. C’est tout simplement extraordinaire qu’on puisse faire ce genre de chose. »

De leur côté, Nick et Tim collaborent toujours et planchent sur un projet afin de fournir aux riziculteurs laotiens l’information dont ils ont besoin pour produire suffisamment de riz certifié pour le distribuer partout dans le monde.

Nick croit que les établissements d’enseignement sont de bons partenaires pour les ONG comme Cuso International. Bien que leurs objectifs soient légèrement différents, les forces de ces deux partenaires favorisent la naissance d’une relation symbiotique puissante. « La mission des coopérants-volontaires de Cuso International consiste à améliorer le niveau de vie des plus démunis, à renforcer la cohésion sociale et à donner aux gens un plus grand contrôle sur leur vie, souligne Nick. Notre travail a contribué à l’atteinte de ces mêmes objectifs pour les riziculteurs laotiens. »

L’omniprésence d’Internet facilite la participation aux efforts de développement international. La coopération volontaire en ligne permet à des coopérants-volontaires qualifiés d’offrir une aide précieuse aux organismes sur le terrain, que ce soit en menant des recherches ou en concevant des outils informatiques ou des sites Web, par exemple. Le tout sans même avoir besoin d’un passeport!

« Nous pouvons utiliser la mondialisation pour faire le bien, rappelle Nick. Utilisons-la pour sortir des millions de personnes de la pauvreté. »

Vous voulez changer le monde? Consultez les offres de coopération volontaire en ligne de Cuso International ici.