Soutenir les élèves dans les Territoires du Nord-Ouest pour élargir leurs perspectives d’avenir

Récits

A young man in a hoodie standing in front of a book shelf

Dans le hameau paisible de Paulatuk, dans les Territoires du Nord-Ouest, Patrick Woodcock a pris goût au vent, au froid et aux longues nuits des mois d’hiver. Pendant l’été, les grizzlys s’approchent de la petite communauté. En hiver, ce sont les loups qui la fréquentent. Paulatuk surplombant la baie Darnley de la mer Beaufort, Patrick a souvent la chance de voir des phoques sur son trajet vers l’école.

Patrick a passé les 20 deniers mois à Paulatuk pour une affectation avec Cuso International. Sa mission : accompagner deux élèves de 10e et 11e année de l’école Angik afin de les aider à atteindre leurs objectifs et de s’en fixer de nouveaux. Près de 70 élèves fréquentent l’école Angik, où 6 enseignants donnent les cours de la maternelle à la 12e année.

« Je suis comme un deuxième enseignant pour eux. Mais en même temps, je suis un troisième élève. Nous faisons tous les travaux ensemble, et j’évalue ce qui doit être fait pour accomplir leurs tâches », explique Patrick, un résident d’Oakville, en Ontario, qui a enseigné et fait du volontariat dans une vingtaine de pays. « Je vois les lacunes dans leur éducation, et j’essaie de les combler », renchérit-il.

Le travail de Patrick dans cette communauté inuite, qui s’inscrit dans le programme d’Apprentissage à distance du Nord, vise à accompagner les élèves et à les préparer en vue de leurs études postsecondaires. Son affectation, quant à elle, a lieu dans le cadre du programme canadien de Cuso, qui a permis d’envoyer 50 volontaires dans les Territoires du Nord-Ouest depuis 2016.

« Il est important d’offrir un soutien constant tout en faisant preuve de flexibilité », précise Patrick, qui passe souvent la journée entière avec les deux adolescents en alternant le travail scolaire et les parties de basketball. Sans oublier les séances cinéma la fin de semaine. Il entretient aussi des relations avec leur famille, qu’il encourage à participer activement à l’éducation de leurs enfants. Ses efforts pour entrer en contact avec les familles et le maire de la municipalité lui ont permis de gagner le respect et la confiance des gens et de les amener à s’impliquer dans l’éducation et la réussite des élèves.

« Je les pousse dans leurs études, et je pense que cela a un impact énorme. À mon arrivée, les deux garçons étaient bon derniers. Ils ne parvenaient jamais à terminer leurs travaux ou leurs examens. Maintenant, ils sont parmi les premiers », constate-t-il.

Avec l’aide de Patrick, les deux adolescents ont posé leur candidature à plusieurs programmes d’encouragement aux études, dont Northern Youth in Service, qui offre de la formation et des ressources pour concevoir et mettre en place un projet communautaire. De plus, ils mènent ensemble une étude sociale pour entrer en contact avec des aînés et les interviewer sur la chasse au béluga traditionnelle. Enfin, les deux garçons ont été acceptés au programme Northern Youth Abroad, ce qui leur donnera l’occasion de faire du volontariat à l’étranger et, par le fait même, de développer leurs compétences en leadership et leurs connaissances interculturelles.

« Je pense que ces résultats illustrent bien l’importance du programme canadien de Cuso, souligne Patrick. Les volontaires de Cuso créent un climat stable et positif. Ce travail élargit les perspectives d’avenir de mes élèves. »