Retourner au Myanmar avec ses compétences… et son mari!

Retourner au Myanmar avec ses compétences… et son mari!

Kinsa Maw-Naing est folle de joie à l’idée de faire de la coopération volontaire dans son pays d’origine, le Myanmar (Birmanie). Curieusement, cette idée ne vient pas d’elle, mais de son mari, Tha, un ingénieur électrique. Ils sont très conscients que le Myanmar, qui s’ouvre actuellement au monde, a un grand besoin des technologies dont profitent depuis des décennies des pays comme le Canada.

Le couple, âgé d’une soixantaine d’années, vit au Canada depuis 30 ans. Au cours des 20 dernières années, Kinsa a travaillé pour le Réseau local d’intégration des services de santé de North Simcoe Muskoka, en Ontario. Elle a finalement quitté son poste de conseillère financière principale pour prendre sa retraite et s’installer à Toronto avec son mari.

Mis à part une visite quatre ans plus tôt, Kinsa n’était retournée au Myanmar qu’une seule fois. Les choses ayant changé récemment, et son mari et elle s’y rendent maintenant régulièrement. Pendant leurs séjours, ils ont pu se rendre compte des changements en cours dans le pays qui les avait vus naître. « Il est en train de s’ouvrir au monde », raconte Kinsa.

Un bon jour, elle rencontre Mark McDowell, le premier ambassadeur permanent du Canada au Myanmar, lors d’un événement dans un monastère birman de Toronto. Il lui parle alors de ses compétences et du fait que le peuple birman est à la recherche de personnes possédant des connaissances en finance. Il ajoute enfin qu’elle devrait s’informer des possibilités de coopération volontaire avec Cuso International. Après des démarches entreprises à la fin décembre, elle devrait arriver à Naypyidaw au début du mois de juin, en compagnie de son mari. Elle travaillera un an comme agente en gestion financière au sein du ministère birman du Développement rural.

Kinsa, qui n’a pas travaillé au Myanmar depuis plus de 30 ans, est extrêmement heureuse de retourner dans son pays d’origine pour y partager les savoirs et les savoir-faire qu’elle a acquis au Canada. « Ce qui me réjouit, c’est de partager mes compétences, explique-t-elle. Je veux redonner au pays où j’ai reçu mon éducation. »

Elle souhaite tout particulièrement offrir son expertise en gestion financière, mais aussi enseigner aux gens d’autres domaines. Elle a trois objectifs : montrer comment fonctionnent les budgets gouvernementaux ailleurs dans le monde, enseigner des rudiments d’informatique et enseigner l’anglais des affaires. Comme elle sera un an sur le terrain, elle devrait avoir le temps d’y arriver! En ce qui concerne Tha, il pourrait avoir lui aussi une affectation avec Cuso International afin qu’ils puissent faire de la coopération volontaire ensemble.

Kinsa cherche à collecter 2 000 $ pour Cuso International afin que plus de coopérants-volontaires puissent vivre une expérience similaire à la sienne. Rendez-vous sur sa page de collecte de fonds pour en savoir plus sur Kinsa ou pour l’aider à atteindre son objectif