Rester dans la famille (des nations)

Récits

 Un panel de trois intervenants présente sur une petite scène devant un public dans une salle aux murs en bois.

Un sage a dit un jour : ” Les hommes ont l’habitude de parler du monde, de l’État. En réalité, le fondement du monde réside dans l’État, le fondement de l’État réside dans la famille, et le fondement de la famille réside dans l’individu.”

Le philosophe chinois Mencius a raison. Le monde, tout comme l’État, est composé de familles et d’individus, et tout changement durable commence par chacun d’entre nous individuellement. Les choix que nous faisons et les actions que nous entreprenons reflètent qui nous sommes et ont d’abord un impact sur nos proches (par exemple, notre famille), puis sur la communauté qui nous entoure. Et même si nous ne pouvons pas connaître ou influencer chaque personne que nous croisons, nous pouvons faire chaque jour de petites choses qui font la différence.

Et c’est ce que j’admire le plus chez nos bénévoles : leur dévouement et leur engagement individuels et collectifs pour créer un monde meilleur. L’article suivant en est un exemple : Un programme pour entrepreneurs en Tanzanie aide une femme à créer une entreprise viticole florissante. Dans cet article, un bénévole s’est entretenu avec une femme nommée Pendo pour l’aider à trouver de nouvelles idées afin de créer sa propre entreprise. Je suis heureuse que, avec le temps, Pendo ait réussi à monter une entreprise viticole florissante, produisant du vin à partir des feuilles de fleurs d’hibiscus !

Bien que cette histoire soit vraiment passionnante, je suis également inspirée par mes collègues de Cuso, avec lesquels j’ai travaillé pour organiser un événement le mercredi 17 septembre. Cet événement a exploré la meilleure façon pour le Canada d’investir dans le monde et de contribuer ainsi à la coopération internationale et au développement durable.

Nous avons été ravis de constater une excellente participation à notre événement. Des acteurs du changement, des influenceurs politiques, des leaders de la diaspora et des diplomates ont suivi une table ronde animée par Erin Kelly, à laquelle ont participé le Dr Bessma Momani, l’honorable Christian Paradis et Rosemary McCarney. Ils ont ensuite engagé des conversations constructives afin de faire progresser la collaboration, l’équité et les solutions communes.

Au cours de la table ronde, les panélistes ont fait remarquer que si le Canada ne se mobilise pas et n’investit pas financièrement dans la famille des nations, il y aura un vide profond sur la scène mondiale. Les panélistes ont également souligné que ce vide est déjà assez profond en raison de l’abandon par les États-Unis de leur rôle traditionnel de leader, de leur adhésion à l’autoritarisme et de la réduction du financement de l’USAID et de l’Organisation mondiale de la santé. Ces coupes drastiques se traduisent à leur tour par une réduction des possibilités d’emploi et des services disponibles pour les personnes les plus vulnérables dans le monde.

De ce fait, de nombreux Canadiens pensent qu’il est avantageux d’accorder une aide étrangère. Et, par rapport aux États-Unis, les données révèlent un fait intéressant : alors que les deux pays ont connu une forte baisse en avril 2025, le Canada s’est redressé plus rapidement et compte désormais une proportion plus élevée de Canadiens qui ont une opinion positive de l’aide étrangère. Aux États-Unis, en revanche, le sentiment négatif persiste sur ce point.

Erin Kelly, PDG d’Advanced Symbolics et créatrice d’askPolly, a déclaré : ” Les Canadiens veulent que le Canada joue un rôle plus actif dans le développement international ; c’est ce que dit Polly.” Cette observation s’appuie sur les données d’une étude menée par askPolly, qui montre que depuis 2020, les Canadiens reconnaissent de plus en plus une raison importante pour laquelle le Canada devrait investir dans l’aide étrangère : renforcer l’influence géopolitique de leur pays.

Erin Kelly poursuit en expliquant que les Canadiens  ” considèrent que les États-Unis occupaient auparavant cette place et qu’ils sont en train de la quitter. C’est donc une chance pour le Canada et les Canadiens de retrouver leur importance. Car les gens ont le sentiment que, depuis dix ans, notre pays n’a pas fait sa part. Nous faisons partie du G7 et du G8, mais nous ne sommes pas considérés comme un pays qui prend des initiatives, et c’est pourquoi nous voyons cela émerger aujourd’hui. Ils considèrent l’aide internationale comme un moyen pacifique d’être perçus comme des leaders “, a-t-elle déclaré.

Bien que son commentaire soit très pertinent, les panélistes ont rappelé à l’auditoire que des investissements financiers importants ne sont pas nécessairement corrélés au degré d’influence, car l’impact est le résultat d’un leadership significatif sur la scène mondiale. Développer un tel leadership implique de reconnaître les cas de silence et d’hypocrisie, même lorsqu’il s’agit d’alliés et de partenaires commerciaux.

Nicolas Moyer, PDG de Cuso International, a également rappelé à l’assemblée que ” ce n’est pas nous qui apportons le changement. Le changement vient de la communauté, et nous devons travailler avec nos partenaires pour les aider à s’élever. Tout ce que nous produisons en tant que programme, tout ce que nous concevons, tout ce que nous engageons avec la communauté est réellement détenu et soutenu par nos partenaires locaux. ”

Mes amis, cette citation percutante nous rappelle que l’investissement n’est qu’un moyen parmi d’autres de faire la différence à l’échelle mondiale. Il est également important de former des partenariats significatifs, de développer un leadership crédible et de donner aux autres les moyens de réussir, et c’est précisément ce que fait Cuso. De cette manière, Cuso aide le Canada à renforcer la famille des nations sur la scène internationale.

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