Lutter contre les inégalités entre les sexes au Pérou pour bâtir un monde meilleur

Lutter contre les inégalités entre les sexes au Pérou pour bâtir un monde meilleur

Bien des choses ont mené Elena Soriano à travailler avec Cuso International au Pérou afin de tisser des liens entre les organismes féministes péruviens qui luttent pour l’égalité entre les sexes. Mais sa principale source de motivation, c’est sa fille de deux ans.

« Je veux lui léguer un monde meilleur, explique Elena, gestionnaire de programmes de Cuso pour le projet Voix et leadership des femmes. Je crois qu’on peut y parvenir si l’on y met toute notre passion et tous nos efforts. »

Elena aide quatre organismes partenaires de Cuso à consolider leurs programmes, leurs initiatives de défense des droits des femmes et leurs efforts de plaidoyer : trois groupes féministes (le Movimiento Manuela Ramos, le Centro de la Mujer Peruana Flora Tristán et l’Estudio para la Defensa de los Derechos de la Mujer) et un organisme autochtone (l’Organización Nacional de Mujeres Andinas y Amazónicas del Perú).

« Ces organismes bien ancrés dans leur communauté ont pour mission d’atteindre l’égalité entre les sexes au Pérou », explique-t-elle.

Les quatre groupes ont des liens avec 180 autres organismes de femmes dans 14 régions du pays. L’an dernier, leurs efforts ont mené à l’adoption de nouvelles lois et politiques respectueuses des droits des femmes, dont une loi garantissant la représentation des femmes et la parité homme-femme lors des élections péruviennes et un projet de loi pour reconnaître et protéger les droits de la Terre-Mère. De plus, en 2021, l’École de formation politique féministe – une initiative conjointe dirigée par le Movimiento Manuela Ramos et le Centro de la Mujer Peruana Flora Tristán – a offert des formations en leadership à 115 femmes de 11 régions du pays.

Elena précise que c’est sa mère qui l’a d’abord inspirée à se lancer dans le domaine du développement social et international.

« Elle travaillait pour une ONG. Elle m’a transmis son amour des projets de développement social. Ma mère m’a démontré qu’elle pouvait être mère tout en étant sur le marché du travail et qu’elle pouvait travailler pour sa famille en équipe avec son mari tout en assurant son développement personnel. »

Si les organismes avec lesquels Elena travaille rencontrent de nombreuses difficultés, y compris des inégalités structurelles exacerbées par la pandémie de COVID-19, elle est convaincue que la situation peut changer.

« Mon plus grand espoir pour les femmes et les autres populations marginalisées, c’est qu’elles soient respectées dans toute leur diversité et qu’elles aient les mêmes droits et les mêmes perspectives d’avenir que les hommes. J’espère que les énormes écarts actuels continueront de diminuer, lentement peut-être, mais sûrement. »