La mobilisation pour la dignité humaine ne s’arrête pas

Malgré les mesures de prévention accrues liées à la COVID-19, Cuso International poursuit sa lutte contre les mutilations génitales féminines

Les mutilations génitales féminines (MGF) sont une pratique profondément enracinée dans le Nord du Bénin. En milieu rural, on estime que 70 % des filles et des femmes la subissent.

Alors que la planète se bat contre le nouveau coronavirus (COVID-19), le travail de Cuso International auprès de ces femmes et de ces filles est plus important que jamais. Tout en respectant les règles de distanciation physique et les pratiques exemplaires en matière d’hygiène, Cuso International poursuit son travail avec les femmes qui luttent pour mettre fin aux MGF.

Dans les régions d’Alibori et de Borgou, plus de 130 villages veillent au respect de la dignité humaine de toute la population. Près de 400 agentes de changement y ont été identifiées.

« Ces agentes de changement sont des femmes et des filles influentes dans la communauté et identifiées comme telles par leurs pairs, explique Ernestine Denami, représentante de pays de Cuso International au Bénin et gestionnaire du projet Femmes engagées pour la dignité humaine dans le Nord du Bénin. Elles concrétiseront les initiatives du projet afin d’obtenir les changements souhaités, c’est-à-dire la réduction des MGF dans leurs villages. »

Le travail se poursuit grâce aux nouvelles mesures de prévention adoptées récemment : diminution du nombre de participantes aux ateliers, nettoyage des mains, port du masque et distanciation physique.

« Les participantes sont rencontrées par une travailleuse de la santé pour vérifier si elles ont des symptômes de la COVID-19. On discute aussi des mesures préventives en insistant tout particulièrement sur le lavage efficace des mains, ajoute Ernestine. Les séances de formation ne sont pas seulement une occasion d’apprentissage; elles permettent aussi aux participantes d’adopter des mesures sécuritaires pour prévenir la COVID-19. »

Les participantes suivent des cours sur le leadership, développent des techniques d’intervention et informent la population des risques associés aux MGF.

Le projet cherche principalement à éduquer la population, à venir en aide aux jeunes filles et aux survivantes de violence sexuelle et à discuter de relations saines et positives avec les hommes et les garçons.