Touristes internationaux. Emplois locaux.

Touristes internationaux. Emplois locaux.

Former des travailleurs en tourisme en Tanzanie.

Zanzibar, avec ses plages de sable corallien, ses eaux turquoise et la richesse de son histoire, attire de nombreux touristes internationaux. Mais la vie quotidienne de la population locale de cette île d’Afrique de l’Est, frappée par la pauvreté extrême, est à des années-lumière de l’expérience vécue par les touristes qui séjournent dans les hôtels de luxe. Même les quelques rares personnes qui obtiennent un emploi dans l’industrie naissante du tourisme et de l’hôtellerie sont généralement reléguées aux emplois mal payés de serveurs ou de femmes de chambre, en raison de leur manque de formation et d’éducation.

C’est là qu’entrent en scène Ishwar Persad, un coopérant-volontaire de Cuso International, et deux philanthropes canadiens, Pat Alias et Alistair Pirie.

En 2006, après avoir réuni les fonds de leur organisme sans but lucratif, la Hands Across Borders Society, et leurs économies personnelles, Pat et Alistair fondent l’Institut de formation et de tourisme de Jambiani pour aider les Zanzibars à acquérir des compétences professionnelles et, ultimement, à obtenir des emplois mieux rémunérés (chef, comptable ou gérant, par exemple).

Aujourd’hui, plus de 500 étudiants suivent une formation gratuite à l’Institut afin d’obtenir un diplôme en tourisme et hôtellerie, décerné après deux ans d’études.

Ishwar Persad un expert canadien dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie décide de partir comme coopérant-volontaire de Cuso International et d’enseigner à l’Institut. « Les étudiants sont extrêmement motivés, souligne Ishwar. Mais ce n’est pas facile pour eux. Pour bon nombre d’entre eux, leur seul repas de la journée est celui servi à l’école. Ils doivent également aider toute leur famille élargie. Ils doivent aller chercher de l’eau et s’occuper du potager avant de venir à l’école. À la fin de leur journée de cours, ils doivent faire des tâches ménagères et prendre soin des enfants. »

De nombreux étudiants vivent dans de petites cahutes surpeuplées et sans électricité. Une fois leurs tâches terminées, ils doivent étudier à la chandelle. « Quand un étudiant me dit qu’il n’a pas pu finir ses devoirs parce qu’il n’avait plus de bougies, ce n’est pas une excuse bidon », ajoute Ishwar.

La cofondatrice de l’Institut, Pat Alias, insiste sur le fait qu’elle ne pourrait pas offrir ce programme et redonner espoir aux Zanzibars sans l’aide de gens comme Ishwar, des professionnels qualifiés et expérimentés qui consacrent de leur temps pour donner aux Tanzaniens marginalisés la possibilité d’acquérir les compétences nécessaires pour prendre en main leur destinée.

 

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