D’un simple grain de riz à une montagne de possibilités

Lorsqu’il est au bureau de Deloitte à Calgary, Jesse Brame s’active à améliorer la chaîne de valeurs de l’industrie gazière et pétrolière. En d’autres mots, il cherche à améliorer les procédés et les produits (et, par conséquent, les profits) des sociétés gazières et pétrolières canadiennes. Récemment, il a mis ses compétences à profit au Laos, où il a passé six mois dans le cadre du Programme de développement international (PDI) de Deloitte. Son mandat consistait à aider les riziculteurs à améliorer la chaîne de valeur de la production et de la vente d’une variété de riz collant qui a un potentiel de commercialisation de niche.

Le PDI de Deloitte offre aux employés la possibilité d’utiliser l’expertise qu’ils réservent habituellement aux entreprises privées canadiennes pour aider des habitants de pays en développement à gagner décemment leur vie. Jesse était sûr d’une chose : il voulait une affectation assez longue pour entrer véritablement en contact avec la culture, ses collègues et son milieu de travail. C’est exactement ce qu’il a eu! Il a passé six mois avec les gens pour lesquels il travaillait, créé des liens étroits avec eux et fait une grande différence dans leur vie.

Son partenaire local, la Sustainable Agriculture and Environment Development Association (SAEDA), enseigne aux petits agriculteurs des techniques agricoles biologiques et durables. Jesse a utilisé les compétences qu’il a développées dans le cadre de son travail avec le secteur gazier et pétrolier canadien pour aider les riziculteurs à améliorer la qualité de leur riz à toutes les étapes de la chaîne de valeur, du décorticage au transport en passant par l’entreposage. Résultat : un meilleur produit que les consommateurs sont prêts à payer plus cher. Ce changement a eu un impact énorme sur les riziculteurs. « C’est la différence entre pouvoir envoyer vos enfants à l’école ou non », explique Jesse.

Jesse, qui prépare son retour au Canada, fait un bilan de son expérience avec Cuso International et de l’impact qu’elle devrait avoir sur son travail au sein de Deloitte. Ses acquis, constate-t-il, relèvent surtout du « savoir-être » : être capable de voir les choses du point de vue du client afin de mieux le comprendre et créer des liens de confiance plus rapidement afin d’atteindre les objectifs visés. « Je sentais qu’il me manquait quelque chose [au Canada]. Je voulais utiliser mes connaissances pour aider des gens qui en avaient vraiment besoin, souligne-t-il. L’expérience que j’ai acquise en sortant de ma zone de confort m’a permis de grandir sur le plan professionnel. »

Que dirait-il à quelqu’un qui envisage de faire de la coopération volontaire? « Vous seriez-vous fou de vous en priver! »

FAIRE UN DON POUR NOUS AIDER À ENVOYER D’AUTRES COOPÉRANTS-VOLONTAIRES SUR LE TERRAIN