Aider les enfants à témoigner en cour

Aider les enfants à témoigner en cour

Promouvoir la réforme du système judiciaire en Jamaïque.

La vie peut être difficile pour les enfants des quartiers pauvres de Kingston, en Jamaïque. De plus, les jeunes victimes d’un crime ont souvent peur de témoigner en cour. Résultat : les accusations sont trop souvent abandonnées et de nombreuses affaires tombent à l’eau. Non seulement les agresseurs sont alors libérés, mais ils retournent dans le même milieu de vie que leur petite victime.

Le système judiciaire doit être modifié de façon à protéger les enfants et à leur permettre de se faire entendre. C’est exactement ce qui a amené le juge canadien à la retraite John McGarry à devenir coopérant-volontaire de Cuso International en Jamaïque.

« En Jamaïque, les enfants sont traités comme les témoins adultes, constate John, qui a été coopérant-volontaire pour Cuso International en 2011. J’ai siégé dans une affaire où une victime de 12 ans était assise dans le hall, en face de l’accusé. Il ne lui a pas fallu 15 minutes pour éclater en sanglots », se remémore-t-il.Child speaking with counsellor

John a travaillé avec le gouvernement jamaïcain et d’autres partenaires à la création du programme Enfants au tribunal afin de faciliter le passage des enfants en cour. Le programme a mené à plusieurs changements, dont la possibilité, pour les enfants, de témoigner par vidéo ou derrière un écran afin qu’ils n’aient pas à faire face à leur agresseur.

De plus, les petites victimes sont maintenant accompagnées d’un avocat, qui les prépare à ce qu’ils risquent de vivre en cour. « L’idée est d’offrir aux enfants un environnement dans lequel ils pourront témoigner de façon sécuritaire », ajoute John.

Cuso International travaille également très fort à l’extérieur du tribunal. Rafael Tahan, une coopérante-volontaire de Cuso International, collabore avec le groupe Jamaicans for Justice, qui défend les droits des enfants. « Nous encourageons les gens à dénoncer les crimes dont ils sont témoins ou à communiquer avec nous s’ils connaissent un enfant qui n’a pas obtenu justice », explique-t-elle.

« Il faut du temps pour apporter de vrais changements, ajoute Rafael. Mais nous devons continuer… pour les enfants. Ils représentent l’avenir de la Jamaïque. »

 

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