Du fossé numérique à la résilience mondiale : comment les Canadiens peuvent contribuer à réduire l’écart 

Depuis plus de 60 ans, les Canadiennes et Canadiens appuient Cuso International dans la lutte contre les inégalités à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, l’organisation stimule l’innovation et renforce la résilience grâce à l’inclusion numérique.

Qu’il s’agisse du Vendredi fou ou du Cyberlundi, les tendances et la consommation captent notre attention jour après jour. Nous tenons souvent pour acquis tout ce qui est à portée de main : les nouvelles technologies, les outils de pointe ou encore des formations qui permettent d’acquérir des compétences numériques avancées.

Mais cette réalité n’est pas celle de tous. Dans de nombreuses communautés marginalisées autour du globe – en particulier pour les filles et les femmes – le fossé numérique se creuse davantage.

Cuso International s’emploie à réduire cet écart. En collaborant avec des organisations locales, Cuso facilite un accès plus rapide aux marchés, à l’innovation et à l’entrepreneuriat, particulièrement pour les jeunes et les femmes.

Parmi les initiatives phares, le projet TechWomen Factory offre une formation en science des données, en développement Web et en arts numériques au Cameroun. Mené en partenariat avec une organisation locale, le programme vise principalement les femmes de 18 à 35 ans, afin d’enrichir leurs compétences et d’améliorer leurs perspectives professionnelles.

Tatiane Tchiguia, 29 ans, fait partie de ces femmes. Passionnée de cinéma depuis l’enfance, elle a dû surmonter de nombreux obstacles pour exceller à l’école.

En rejoignant le programme de Cuso, elle a développé des compétences en arts numériques, notamment en montage vidéo. Aujourd’hui diplômée, elle travaille comme cinéaste et productrice sur divers projets. Elle a d’ailleurs réalisé son premier court-métrage, La Tâche, qui met en lumière la problématique des mariages précoces, et elle s’implique dans des associations de techniciennes en cinéma. Elle rêve de devenir une grande réalisatrice et productrice, à l’image d’Ava DuVernay.

Une autre participante, Matchim Kouan Lucrece Jacky, 24 ans, a vu de près les ravages du paludisme, qui tue des millions de personnes chaque année. Cela l’a poussée à agir. Elle a obtenu une maîtrise en épidémiologie, animée par le désir de devenir une leader en santé publique, notamment au sein de la Banque mondiale.

Diplômée du programme en science des données de la TechWomen Factory, Matchim estime maintenant posséder les compétences nécessaires pour analyser des données et évaluer les facteurs de risque liés au paludisme, au Cameroun comme en Côte d’Ivoire, où elle souhaite aussi mener des recherches.

« Avec les bons outils numériques, les gens peuvent surmonter des barrières bien ancrées et voir s’ouvrir de nouvelles possibilités »

explique Yvette Macabuag, Directrice de la qualité des programmes et de l’impact chez Cuso.

En 2026, Cuso prévoit lancer un nouveau projet pour renforcer la confiance, les compétences et l’ambition de jeunes filles au Cameroun. L’initiative formera 80 jeunes issus de milieux défavorisés — dont plusieurs adolescentes de 15 à 18 ans — aux compétences technologiques clés : ateliers pratiques en programmation, intelligence artificielle, cybersécurité, modélisation 3D et électronique. Elles seront mises en lien avec de réelles opportunités de carrières et encouragées à participer à du mentorat entre pairs dans leurs écoles. Comme Tatiane et Matchim, cette nouvelle génération de filles pourra rêver plus grand. Et cela sera possible grâce aux donateurs et aux donatrices de Cuso.

Il en coûte 125 $ pour financer un mois de formation pour une jeune fille issue d’un milieu défavorisé, dans des compétences technologiques essentielles. Mais l’effet Cuso va bien au-delà : cette jeune influencera positivement d’autres jeunes dans son école et sa communauté, et inspirera ultimement davantage de filles et de femmes à s’engager dans les métiers du numérique.

 

L’accès aux outils numériques peut transformer une vie. Sur les plans personnel, professionnel et social. Que ce soit au Cameroun, en Jamaïque ou en Éthiopie, Cuso sait à quel point il est crucial de créer des espaces sûrs pour l’apprentissage, le leadership et l’expression. Et les Canadiennes et Canadiens peuvent y contribuer. En partageant les savoirs, nous ouvrons les possibles pour toutes et tous.

Ce Vendredi fou, Cyberlundi ou Mardi je donne, #CHANGEZUNEVIE, pas votre téléphone.

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*Les montants suggérés sont des exemples basés sur les coûts réels d’un cours intensif d’un mois en technologies pour les jeunes au Cameroun. Les coûts peuvent varier d’un pays à l’autre, et votre don sera dirigé là où les besoins sont les plus grands.

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