Le bonheur d’apprendre et de donner au suivant 

Récits

Ann Speak, Cuso alumni

Ann Speak, qui a grandi à Winnipeg dans les années 1950, se souvient de son intérêt pour les quelques mots en langue étrangère qui parvenaient jusqu’à elle, au cœur des Prairies.

« Pendant l’hiver, je m’installais sur mon lit avec mon radio-transistor et je faisais le tour des postes pour écouter des émissions en langues étrangères, explique Ann. Je ne comprenais rien, mais je me souviens d’avoir réalisé que des gens ailleurs dans le monde parlaient d’autres langues que la mienne. Ça m’a inspirée et a éveillé ma curiosité. »

Son intérêt pour la découverte du monde et des cultures l’a éventuellement menée vers Cuso International et sa première affectation au Nigeria, à l’aube de sa trentaine. Comme bien des coopérants-volontaires, Ann a vécu une expérience transformatrice qui a remis en question sa vision du monde et le rôle qu’elle voulait y jouer.

« C’est un peu comme retourner en enfance… Lorsqu’on arrive sur le terrain, on explore et on apprend énormément de choses nouvelles. C’est une leçon d’humilité parce qu’on fait constamment des erreurs », constate Ann, ajoutant du même souffle que lorsqu’on vit dans une autre culture, on dépend des gens pour nous expliquer les conventions sociales, comme un enfant dépend des adultes pour son apprentissage.

« On ressort de ce genre d’expérience complètement transformés. On voit les gens différemment à notre retour au pays. »

Après son affectation, Ann a continué à travailler dans le secteur sans but lucratif comme responsable de campagnes de financement, notamment pour Cuso. Au fil des ans, elle a eu l’occasion de parler avec plusieurs coopérants-volontaires de Cuso. Sans surprise, ces derniers lui ont souvent dit avoir tiré davantage de leur affectation que ce qu’ils avaient à offrir à la population locale.

« Même si leur travail consistait à transmettre leurs compétences, ils avaient le sentiment de repartir plus riches de connaissances que ce qu’ils avaient pu laisser derrière. Je trouve remarquable que tout le monde soit du même avis. »

Pour Ann, il allait de soi de rendre la pareille à Cuso par l’entremise d’un don testamentaire. Même en ayant travaillé en collecte de fonds une bonne partie de sa vie et en ayant entendu les témoignages touchants de donateurs, elle ne s’attendait pas à ressentir une telle émotion en prenant cette décision capitale.

« J’étais tellement heureuse. J’ai ressenti une joie immense, explique Ann. Faire un don substantiel à un organisme qui compte autant pour moi m’a transportée de joie. »

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