La recette du changement pour les Birmanes

Pays Myanmar
Secteur d’intervention
Khamoom prépare un plat traditionnel au restaurant Pao Mon

Lorsque Khamoom prépare un plat traditionnel au restaurant Pao Mon, dans l’État de Mon, au Myanmar (Birmanie), elle ne se contente pas de nourrir ses clients affamés.

Chaque repas servi lui permet de faire un pas de plus pour préserver la culture indigène locale, gagner décemment sa vie et prendre sa place comme leader et entrepreneure.

Khamoom est l’une des cinq femmes qui travaillent dans ce restaurant unique en son genre. Un restaurant géré par le Groupe de femmes de Mon. Cuso International y envoie des coopérantes-volontaires canadiennes, chargées d’aider les femmes comme Khamoom à surmonter les obstacles à l’équité, à l’égalité des chances, à la sécurité et à l’indépendance.

Mikaila Ross est l’une de ces coopérantes-volontaires. Cette enseignante aguerrie d’un institut d’hôtellerie de Toronto a décidé d’aller passer six mois au Myanmar afin de partager son expertise en cuisine avec Khamoom et ses collègues du restaurant Pao Mon. Préparer des nouilles de riz et servir des bols fumants de mohinga, une soupe traditionnelle birmane, leur a permis de tisser des liens solides et de partager leurs connaissances. Mikaila a aidé ses collègues birmanes à élaborer un plan d’affaires et de marketing. Quant à ses nouvelles collègues, elles lui ont appris à cuisiner avec des herbes et des plantes vivaces et à préparer cinq plats simultanément… avec un seul brûleur!

« Ces femmes m’ont inspriée par leur détermination, leur positivisme et leur résilience », souligne Mikaila.

Mikaila et d’autres coopérants-volontaires de Cuso International ont aidé les femmes du restaurant Pao Mon à parfaire leurs compétences dans différents domaines : travail d’équipe, gestion, planification, comptabilité et service à la clientèle. Or, plus ces femmes se perfectionnent, plus elles prennent confiance en elles et améliorent leurs conditions de vie.

Dans l’État de Mon, il est rare que des femmes indigènes comme Khamoom dirigent leur propre entreprise et soient financièrement indépendantes. D’autant plus que bien des villageoises n’ont jamais appris à lire et à écrire. L’analphabétisme et le manque de possibilités font souvent en sorte qu’elles sont reléguées aux tâches domestiques et au travail sur des fermes ou des plantations. Elles sont aussi très souvent victimes de violence sexuelle; le taux d’agressions sexuelles dans l’État de Mon est d’ailleurs le plus élevé au pays.

Le restaurant Pao Mon n’est qu’un des nombreux projets du Groupe de femmes de Mon. Des projets qui procurent aux femmes de la région les outils nécessaires pour revendiquer leurs droits, acquérir de nouvelles compétences, réaliser leur plein potentiel et devenir des entrepreneures et des employées de premier plan.

Maintenant que Khamoom est chef, elle sait qu’elle a le talent nécessaire pour diriger sa propre entreprise. Elle peut enfin subvenir aux besoins de sa famille et assurer un avenir meilleur à ses enfants.

Nous espérons de tout cœur que vous ferez un don sans tarder pour nous aider à envoyer notre prochaine cohorte de coopérants-volontaires sur le terrain, où ils participeront à des projets porteurs et novateurs.