Le travail d’une coopérante-volontaire reconnu par l’ONU : Cuso International fait sa marque dans la lutte aux changements climatiques

Pays Laos
Secteur d’intervention

Il y a un peu plus de deux ans, Elizabeth Thipphawong arrivait au Laos pour faire de la coopération volontaire avec Cuso International. Et l’on peut affirmer sans se tromper qu’elle y a laissé sa marque! En plus d’avoir eu d’énormes retombées sur le terrain, son travail dans le secteur des changements climatiques et de l’égalité entre les sexes avec la Gender Development Association (GDA) a été reconnu sur la scène internationale. En effet, son projet avec la GDA a reçu le Prix Solutions Genre et Climat lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23), en 2017. 

« On observe énormément de connaissances et d’initiative en matière de changements climatiques au sein des communautés laotiennes, souligne Elizabeth. Ils doivent composer avec ces changements au quotidien. » 

La majorité des Laotiens vivent en région rurale, et 70 % d’entre eux dépendent de leur récolte quotidienne pour survivre. Le projet, qui outille les femmes afin qu’elles fassent le pont entre la cueillette traditionnelle et des initiatives durables, a déjà joint 4 500 femmes et leur famille, dont un grand nombre sont des Hmongs et des Khmus, deux groupes ethniques marginalisés. 

« Ce ne sont pas des gens qui vont à l’épicerie, constate Elizabeth. Ce sont les femmes qui sont responsables de la cueillette. Un grand nombre de fillettes abandonnent l’école très tôt. Et les femmes reprennent la cueillette tout de suite après l’accouchement. De plus, comme la population se densifie, les ressources commencent à se faire rares. » 

Des femmes de six villages ont participé à des ateliers de formation afin de développer leurs connaissances en agriculture, en cueillette durable et en génération de revenus. Le projet misait également sur l’inclusion des femmes et sur leur influence dans les décisions prises pour la communauté. 

« L’expertise des femmes est maintenant reconnue, souligne Elizabeth. Comme ce sont les femmes qui s’occupent traditionnellement de la cueillette, ce sont elles qui devraient élaborer les politiques dans ce domaine. » 

Elizabeth a été invitée à se joindre à la délégation canadienne en vue de la 63e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, qui s’est tenue à New York en mars dernier. La résidente de Peterborough, en Ontario, y accompagnait MaryamMonsef, ministre du Développement international et ministre des Femmes et de lÉgalité des genres, ainsi que des sénateurs, des députés et des leaders de partout au Canada. 

« L’ONU rassemble la communauté internationale afin de faire promouvoir le progrès social et l’égalité des sexes dans le monde, un objectif que le Canada poursuit avec cœur et détermination », explique la ministre. 

Le Canada sera le pays hôte de la Conférence Women Deliver2019, qui se tiendra en juin prochain, à Vancouver, en ColombieBritannique. Cet événement, qui a lieu tous les trois ans, est le plus grand rassemblement mondial sur l’égalité entre les sexes et sur la santé, les droits et le bien-être des femmes et des filles.