Accroître la fréquentation scolaire des filles en Éthiopie

Pays Éthiopie
Secteur d’intervention

Si le nombre d’Éthiopiennes qui fréquentent l’école primaire a plus que doublé depuis 20 ans, il n’atteint toujours pas 50 %.

En moyenne, les filles en milieu urbain poursuivent leurs études jusqu’à la 4e année du secondaire. En milieu rural, elles quittent souvent l’école après leur 2e secondaire.

Seulement 27 % des étudiants postsecondaires sont des filles.

« Souvent, les filles ne fréquentent pas l’école parce qu’elles doivent aider leur famille, explique Rebecca, une ancienne coopérante-volontaire de Cuso International. Les tâches ménagères, que ce soit la cuisine, la lessive ou le ménage, demandent beaucoup de temps et d’énergie. J’ai eu l’occasion de le constater de mes propres yeux. »

Grâce à un nouveau projet de Cuso International en Éthiopie, l’accès à l’éducation pour les filles connaît une poussée de 12,9 millions de dollars. Le projet U‑filles 2 (Promouvoir un meilleur accès à l’université pour les filles) vise à éliminer les obstacles qui empêchent les filles de fréquenter l’école, comme la participation aux tâches ménagères, et à amener la communauté à reconnaître l’importance de l’éducation des filles.

« Les filles ne seront pas les seules bénéficiaires de ce programme. Leur famille, leur communauté, les garçons de leur classe, leurs enseignants et l’administration scolaire en profiteront aussi. Les prochaines générations de filles pourront aussi récolter les fruits de ce programme, explique Rebecca, qui a mené des recherches en vue du projet U‑Girls 2 à titre de conseillère en communication pour le Bureau régional de la santé de la région de Benishangul‑Gumuz. Cette vision communautaire est au cœur du programme. Elle offre aux filles le soutien nécessaire à leur réussite. »

Le projet – financé par le gouvernement du Canada et mené en partenariat avec l’Institut d’éducation internationale – améliorera les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être des filles, y compris celles qui vivent avec un handicap. Elles recevront des ressources pédagogiques, des formations et des tutoriels, ainsi qu’une aide financière pour leur permettre de se consacrer à leurs études. Le projet renforcera également les capacités des enseignants et des écoles afin qu’ils offrent une éducation de qualité et sensible aux disparités entre les sexes.

« Tout le monde devrait avoir le même accès à l’apprentissage. Lorsqu’on mise sur l’éducation des enfants, particulièrement des filles, ils développent l’assurance et la confiance en soi nécessaires pour défendre leurs droits et s’entraider, souligne Rebecca. Je suis fermement convaincue que ce projet aura un impact énorme dans la région. »